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J'ai planqué mon courage, au fond de la boîte à gants.

J'ai planqué mon courage, au fond de la boîte à gants.
Nous égarons nos âmes dans la douceur de la nuit, funambules tremblant sur leur fil, des instants évaporés, des supplices illusoires.Nous éspérons que la sagesse nous mènera vers quelques chaleurs et quelques espoirs, mais dans la beauté du noir tout se consume. Nous ne sommes plus qui nous étions et, passant devant les miroirs, l'on ne reconnait plus notre âme, notre corps, tout est recouvert d'un voile, et nos esprits deviennent flous. L'on succombe à la littérature, suivant un chemin qui s'éclaire au fil de notre allure. Les larmes ne viennent plus, emportées par la rage, et cet espoir, qui nous faisait autrefois vibrer, vacille et chute. Les vagues se brisent dans des éclats somptueux, dans une élégance orageuse ; l'on verrait de la beauté dans toutes tempêtes. Tu pleures à cet instant parcque tu as peur de mourir, parcque la réalité vient s'ancrer en toi, mais la mort est bien loin, et le sang que tu vas couler n'enterrera jamais tes blessures, il te les montrera chaque jour par ces cicatrices qui te poursuivent. Nous parlions de la tristesse, l'éblouissement de la mélancolie, la symphonie de la nostalgie, restant éveillés tard dans la nuit, entre deux cigarettes, ou entre deux vodkas. Mais tremper nos lèvres dans ces poisons n'enlevait pas l'amertume de nos lèvres, ce goût acide sur nos langues. L'on restait sans rien dire. Le silence devenait un naufrage. Mais nous aimions, il y avait quelque chose, quelque part, là-bas ou peut-être au coin de notre rue, qui nous servirait un jour de refuge. En attendant, nous nous laissons tomber, une chute presque divine où les corps ne sont plus que des corps à coeurs. Et les coeurs, que des coeurs à corps ;

LECON N°2 : avoir un coeur, en option.
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# Posté le jeudi 09 août 2007 07:26

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 05:37

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